Semaines 6 et 7 : Après une pause bien méritée, un point tournant dans mon art ainsi que des défis et leçons importantes.
Le Mastery Program inclut des semaines de pause stratégiques. Qu’est-ce que j’ai fait durant ma semaine de pause? Je me suis permis de m’éclater un peu et faire une séance de peinture abstraite. Il s’agit de mon exercice favori pour laisser libre cours à mon intuition, mon énergie et ma créativité. J’ai appelé ma collection « Petites Folies ».
Semaine 6 : La gestuelle humaine et le « Fat over Lean ».
Cette semaine, nous avons appris et pratiqué la gestuelle humaine. J’ai adoré cette partie, car il y avait plusieurs dessins à réaliser, mais très rapidement. Du plaisir pur, aucun temps pour se questionner et aucune place pour le perfectionnisme! Ces petits exercices sont aussi faciles à intégrer à l’horaire, ce qui allège la semaine. Puis, un défi: dessiner une statue!
Ensuite, nous réalisons la peinture de la semaine. Il s’agit d’une de mes semaines favorites, car nous avions beaucoup de liberté en ce qui concerne la création. J’ai pu choisir les couleurs que je souhaitais et laisser mon intuition me guider. On débute la toile avec un sketch suivi d’un fond abstrait. 2 à 3 séances additionnelles sont prévues et à chacune d’elles, nous allons vers le raffinement.
Je suis très très fière de cette toile. Elle représente un moment clé de mon évolution artistique. J’ai surnommé cette toile « Gardien des Bois ». Puis, un matin glacial de février, j’ai été inspirée et entre gorgées de café et larmes, j’ai écrit une légende (clique sur l’image pour la lire).
Semaine 7 : La perspective, le plaisir et la motivation
J’entrevoyais 2 possibilités pour cette semaine : soit j’allais adorer, soit j’allais détester! Car dessiner et peindre des villes ainsi qu’une foule de personnes, ça ne m’intéresse pas et ça fait peur. Mon cerveau n’est pas conçu pour ça (encore).
Au final, j’ai adoré cette semaine et j’ai appris plein de choses non seulement techniques, mais aussi par rapport à l’état d’esprit, à la confiance, au moment présent et à la motivation.
Cette semaine les apprentissages sont très techniques : reconnaître les points de fuite, comprendre les angles et tout le tralala. 3 dessins pour un total d’environ 5h: un sketch semi-détaillé au crayon de graphite, un dessin au fusain et une foule de personnes.
Dès le premier sketch, j’ai compris que j’allais peut-être aimer ma semaine finalement et j’ai ressenti un regain d’énergie.
Puis, j’ai commencé la peinture avec un réel intérêt.
Je me suis vraiment amusée, mais vers la fin de ma peinture, j’ai dû m’arrêter et réaliser que je n’avais plus de plaisir. J’étais prise dans les détails, dans le perfectionnisme, etc.
Apprendre à demeurer conscient et être capable de s’arrêter et de se poser des questions, c’est capital. Je me suis arrêtée au lieu de persister dans une énergie négative. Je me suis demandé ce que je pouvais faire pour retrouver du plaisir et à la séance suivante, un vrai déclic s’est produit.
Le résultat est une peinture très colorée, énergique, vibrante et qui respire la joie malgré toutes ses imperfections. Si j’avais persisté dans la négativité, j’aurais effacé toute cette énergie.
Mais après, ça s’est gâté. Parce qu’à l’idée de dessiner au fusain une foule de personnes, j’ai été complètement bloquée…
J’ai pensé éviter cet exercice et j’ai eu plein de bonnes raisons de le repousser. Je me suis retrouvée dans un état où je pensais que je manquais de motivation. Mais, j’ai pris mon courage à 2 mains, je me suis disciplinée et je l’ai fait.
Il existe un mythe persistant, un piège dans lequel on tombe souvent. Celui selon lequel on dit qu'on doit se motiver pour faire ou accomplir quelque chose.
Mais la vérité est la suivante: la motivation ne vient pas avant, elle vient seulement après. Se sentir motivé est la récompense qu’on obtient après avoir fait la chose en question. Ce n’est pas un état que l’on peut commander à notre cerveau. C'est tout simplement impossible de "produire de la motivation" à partir de rien du tout.
Je me suis souvenue de cela, parce qu'après avoir fait ma foule de personnes, j'étais tellement énergisée et c'est seulement à ce moment que je me suis sentie motivée.
La clé, c’est la discipline. Il faut faire ce qu’on sait qu’on doit faire.
Si tu veux me voir dessiner cette foule de personnes et être aussi surpris que moi du résultat, clique sur l’image ci-dessous!
Et voilà, c’est ce qui termine ces semaines!